En marge de la 81e Assemblée générale des Nations Unies à New York, tenue du 22 au 28 septembre 2026 aux États-Unis, la Côte d’Ivoire a affirmé son leadership en matière de santé publique. Avec la participation active de la Présidente du CCM Côte d’Ivoire, Dr Danielle ADJAFI, conseillère technique en santé à la Vice-Présidence de la République de Côte d’Ivoire, la délégation ivoirienne a coprésidé deux rencontres de haut niveau. Objectif : tracer la voie vers une indépendance pharmaceutique et financière pour le continent africain.

Cap sur l’industrialisation pharmaceutique et la régulation
Le ton a été donné le 23 septembre 2026, lors d’une rencontre au sommet co-organisée avec l’ONUSIDA. Devant des dirigeants, des scientifiques et des partenaires internationaux, le Vice-Président de la République, SEM. Tiémoko Meyliet KONE a exposé la vision de la Côte d’Ivoire, adossée au Plan National de Développement (PND) : bâtir une industrie pharmaceutique locale compétitive, portée par l’innovation et la formation du capital humain.
Le plaidoyer ivoirien a particulièrement porté sur la sécurité sanitaire. Les pays participants ont salué le leadership de la Côte d’Ivoire dans la mise en place d’une régulation stricte contre les médicaments falsifiés. La session a adopté des principes forts : intégration des marchés africains par des achats groupés et réorientation des financements internationaux vers les institutions locales. La Directrice exécutive de l’ONUSIDA, Mme Winnie Byanyima, a personnellement félicité la Côte d’Ivoire pour son impulsion décisive.

L’autonomie financière, clé de voûte du système de santé
Un second panel, co-organisé par le Ministère ivoirien en charge de la Santé et The Institute for Global Health and Development (IGHD), sous la modération de Dr Magda Robalo, a prolongé cette quête de souveraineté. Face au risque de désengagement des bailleurs internationaux dans un contexte post-COVID, le Ministre en charge de la Santé a présenté la réponse ivoirienne : une transition assumée vers l’autonomie financière.

Le pays déploie un modèle de financement hybride. Tout en préservant ses acquis avec des partenaires comme le Fonds mondial et Gavi, il met en place un fonds national de lutte contre les pandémies, financé par la parafiscalité. Ce dispositif s’appuie sur la digitalisation du parcours de soins et de la gestion des stocks, afin de limiter les pertes financières et de renforcer la transparence.
Des victoires concrètes : l’exemple du CNTS
Pour prouver que cette souveraineté sanitaire est déjà en marche, la délégation a mis en avant un succès majeur : l’autosuffisance transfusionnelle. Elle a été rendue possible par la restructuration du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS), l’application d’un prix unique pour les poches de sang et le recours à des technologies de pointe, comme la livraison par drones (Zipline) jusqu’aux zones les plus reculées.
Par ces avancées et sa forte mobilisation à New York, la Côte d’Ivoire démontre que l’Afrique a la capacité de concevoir ses propres politiques de santé, ainsi que l’expertise pour les financer et les exécuter.
Source : rapport de fin de mission de la Présidente du CCM Côte d’Ivoire, conseillère technique en santé à la Vice-Présidence de la République, à l’issue de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
